Le 11 janvier : Aujourd’hui, on vous explique comment prendre un taxi !

colombia-1153090En Colombie, les villes sont immenses (Bogotá a une superficie de 1 587 km2 soit 15 fois celle de Paris; Medellín, la 2ème ville du pays 380 km2 soit presque 4 fois Paris). La population est importante et le nombre de voitures (carros) aussi. La circulation (el tráfico / los atascos) est donc très dense.

Alors pour circuler, il existe plein de moyens de transport : l’autobus (el bus), le mini-bus (la buseta) ou le bus façon camion (el colectivo). Pas de clim et très peu de place, des arrêts parfois fantaisistes, pas forcément près d’où vous êtes, des pots d’échappement asphyxiants. Vous l’aurez compris, ce n’est pas l’idéal.

thumb_p1170543_1024À Bogotá, il n’y a pas de métro mais à la place le TranMilenio, un gigantesque autobus articulé avec des voies réservées pour circuler. Le dimanche, journée sans voitures, vous verrez des centaines de vélos (la bici) envahir la place Bolivar.

À Medellín, vous trouverez un métro aérien (el metro) reconnaissable à ses énormes escaliers (fauteuils roulants s’abstenir!), des télécabines qui ont permis aux quartiers défavorisés d’être désenclavés (el metrocable), un tramway (el tranvía) et le Metro Plus, équivalent du TransMilenio. Toutes ces infrastructures ont valu à la ville de Medellín le Lee Kuan Yew World City Prize, sorte de prix Nobel de l’urbanisme.  

On trouvera aussi des funiculaires (el funicular) pour conduire à des endroits précis; par exemple au monastère de Montserrate à Bogotá ou au parc Arvi à Medellín.

En ce qui concerne les voitures de location, si vous n’êtes pas habitué à circuler à Bogotá ou à Medellín, un conseil : abstenez-vous ! Les panneaux ne sont pas tout à fait les mêmes que chez nous, le code de la route « moins rigide »… En plus, les locations sont chères (tarifs européens), les cautions parfois élevées avec des assurances risquées. Et avec le système de circulation alternée (pico y placa), vous n’êtes pas sûr de pouvoir utiliser votre véhicule comme vous le souhaitez.

Alors, il y a les taxis (el taxi) ! Pour vous donner une idée, il y en a presque 53 000 à Bogotá et plus de 19 000 à Medellín (Paris en compte presque 17 000 alors que New York à peine 13 000).

Pour les touristes, c’est le plus pratique et si vous êtes deux, c’est aussi le plus économique !

Le taxi ? Quelle horreur ! Vous avez entendu des histoires horribles sur les taxis latino-américains. Ne vous inquiétez pas, en Colombie, dans les grandes villes, pas de danger !

Comment les reconnaître ? Facile ! Ce sont de toutes petites voitures jaunes qui se faufilent partout. Il y en a quelques autres blanches plus grandes.

  • Comment ça marche ?

Vous pouvez aller à une station de taxi (una estación de taxis) signalée par un panneau avec le dessin d’un taxi ou en héler un dans la rue (mais oui, ce n’est pas risqué si vous êtes dans des quartiers touristiques).

Si vous en connaissez le numéro, vous pouvez aussi appeler une centrale de taxis, il y en a plein.

Mais le plus sûr et le plus pratique, c’est d’en faire appeler un : par la réception de l’hôtel, d’un musée, d’un restaurant, d’un magasin, d’une entreprise; n’hésitez pas, ça fait partie des habitudes locales (¿Puede llamarme un taxi, por favor ?) ou par le garde de la résidence ou vous êtes.

On vous donnera presque toujours le numéro de la plaque d’immatriculation du taxi (la placa); elle est d’ailleurs écrite sur les portières du véhicule et à l’intérieur. Et parfois un code (un código), à 3 chiffres en général, que vous devrez transmettre au chauffeur.

Chaque taxi est relié à une centrale qui peut le localiser et le contacter à tout moment. Pratique si vous voulez en retrouver un parce que vous avez oublié quelque chose à l’intérieur !

  • Comment indiquer l’endroit où vous voulez aller ?

D’abord, n’oubliez pas de dire bonjour en montant dans le taxi. (Buenos días, Señor / buenas tardes / buenas noches selon le moment de la journée).

Ensuite indiquez la rue en n’oubliant pas tous les numéros : ça permet de savoir à quelle hauteur se trouve votre adresse.

Le plus simple c’est d’indiquer un lieu connu (Museo del oro, por favor) ou une intersection avec ensuite le numéro. Par exemple Calle 10 cruz con Carrera 43, numéro 60, por favor.

 Le système en damier est le plus répandu avec des rues (calle, abrégée C) qui croisent des routes (carrera, abrégée K), rues et routes qui portent des numéros plutôt que des noms. Si votre adresse est « Calle 10 # 41-21 », cela veut dire que vous allez au n°21 de la Calle 10 à la hauteur de la Carrera 41.

Parfois, il n’y a pas de tiret « Calle 10 # 4121 ».

Faites bien attention aux adresses. À Medellín par exemple, vous avez parfois la calle 10a, la calle 10b et comme ça jusqu’à la calle 10e.

Si vous le connaissez vous pouvez aussi préciser le nom du quartier où vous allez.

Mais de toutes façons, les taxis utilisent le GPS de leur téléphone quand ils ne connaissent pas ou bien encore pour avoir l’état du trafic en temps réel et prendre le chemin le plus rapide.

  • Combien ça coûte ?

Vérifiez toujours en montant dans le taxi que le compteur (el taximetro) est allumé. Il est situé en évidence à l’avant mais je l’ai vu une fois presque sous les pieds du conducteur. La prise en charge (el banderazo) est de 3 000 COP, moins d’1 €. La course minimum est de 4 100 COP. Pour aller à l’aéroport, il y a un prix forfaitaire : 25 000 COP (9 €) à Bogotá et 65 000 COP (± 20 €) à Medellín pour l’aéroport international en incluant le péage.

Peu importe le nombre de personnes et le nombres de valises (l’important, c’est que tout tienne !)

Si vous passez par un hôtel pour réserver un taxi pour l’aéroport, cela vous coûtera plus cher.

En général, le taxi arrondit le prix (en plus ou en moins mais de toutes façons, vous n’allez pas chipotailler pour 500 COP; ça ne fait que 15 centimes d’euros !) et cherche à être le plus rapide possible pour faire le plus grands nombres de courses dans sa journée. Peu de chance qu’il vous fasse faire le tour de la ville pour vous conduire là où vous voulez aller. Il y risque sa place car le taxi ne lui appartient pas : il le loue à une centrale.

En général selon la distance et les embouteillages, une course revient entre 4 000 (1,25 €) et 20 000 COP (à peine 6 €) si vous faites une distance comme Paris-Versailles. Essayez d’avoir de la monnaie sur vous, surtout très tôt le matin.

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Il n’est pas usuel de donner un pourboire mais rien ne vous empêche de laisser la monnaie (Puede guardar el cambio).

Le tarif de nuit va de 20 h à 5 h du matin.

Bref, vous l’aurez compris : pour bouger à Bogotá ou à Medellín, il faut prendre les taxis ! Et vous verrez, l’expérience en vaut la peine. Asseyez-vous dans le fond du siège et cramponnez-vous. Vous pourrez vérifier que les taxis ont de super bons freins; par contre pour les boîtes de vitesse, ils passent rarement la troisième; normal : ils utilisent l’autre main pour envoyer des sms ou téléphoner ! alors vroum vroum … ¡taxi !

 Ah ! et si à Medellín vous vous demandez pourquoi les chauffeurs portent des mitaines et une manche coupée qu’ils enfilent sur leur bras gauche, c’est pour éviter les coups de soleil !

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La semaine prochaine : on vous parle de Bogotá !